Parinirvana du Bouddha

 

                                   La Journée du Parinirvana est une commémoration bouddhiste

                              célébrée en Asie du sud Est, parfois le 8 février, mais plus souvent le 15.
 

C'est le jour où le Bouddha a achevé le Parinirvana,

ou Nirvana total,

à la mort de son corps physique.

 

 

Le Parinibbana Sutra décrit les derniers jours du Bouddha, et est souvent lu dans les temples à cette occasion.
C'est aussi un jour de réflexion sur l'impermanence et les Enseignements.

 

"Il est dit que lorsque le temps de sa mort approcha, le Bouddha s'allongea sur un lit préparé entre deux arbres Sala, la tête vers le nord, et le visage vers l’ouest,

sa main droite servant d'oreiller.
 

A ce moment-là, les fleurs s'épanouirent, et commencèrent à tomber pour le recouvrir.

 

L'histoire raconte comment de nombreux disciples, hommes et femmes de tous âges,

et aussi oiseaux et animaux se rassemblèrent soupirant de tristesse.
 

Le Bouddha donna son dernier discours, exposant la Loi fondamentale:

même si le corps physique meurt, le Dharma n'est pas relié au temps;

pour voir le Bouddha, il suffit de voir le Dharma.
 

Ainsi enseigna-t-il à ses disciples les Préceptes et la façon de conserver la Voie du Bouddha.
 

Ce sermon est appelé en japonais Yuikyogo,

le dernier Enseignement de Shakyamuni Bouddha".

 

www.treeleaf.org ( traduction Joshin Sensei)

 

http://www.yogi-ling.net/Enseignement/SOUTRAS/Eetrait/duMah0Parinirvana.pdf

 

Le Bienheureux dit :
"Qu'attendez-vous encore de moi, ô Ananda, pour la communauté des bhikkhus ?

J'ai enseigné la Doctrine sans faire aucune distinction entre l'ésotérique et l'exotérique.

 

Dans les enseignements du Tathagata, ô Ananda, il n'y a rien de semblable au poing fermé du maître. (...)

Je suis arrivé à la fin de mes jours.

Je suis âgé de quatre-vingts ans. Tout comme, ô Ananda, un vieux char ne peut continuer à servir qu'à grand renfort de courroies,

je perçois que le corps du Tathagata ne peut marcher qu'à l'aide de soins.

 

C'est seulement quand le Tathagata, sans attention à aucune image mentale,

demeure dans la"concentration mentale dépourvue de tout signe indicatif" dans laquelle toute sensation a cessé d'exister,

c'est seulement alors que le corps du Tathagata est à l'aise.

 

Demeurez donc, ô Ananda, en faisant de vous-même votre île ; demeurez faisant de vous-même votre refuge, mais de personne d'autre.

Demeurez en faisant de la Doctrine votre île;

demeurez en faisant de la Doctrine votre refuge, mais de rien d'autre. "

 

Quand le 3ème quartier de la nuit approcha,

le Bouddha demanda trois fois à ses disciples s'ils avaient des doutes

sur l'enseignement ou sur la discipline.

Les bhikkhus restèrent silencieux.

 

" Personne, Ananda, n' a de doutes. Tous atteindront au final l'Illumination"

Le Bouddha prononça alors ses dernières paroles:

" Ecoutez, Bhikkhus: tout ce qui est composé est impermanent,

sujet à la décomposition, et à la mort.

 

Travaillez avec diligence à votre libération."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

UPOSATHA :

 

Sangemon, reconnaître ses fautes.

 

Le Refuge

 

Les Préceptes

 

Dédier les mérites

 

Cette tradition nous vient du Bouddha; elle fut instituée dans les premiers monastères bouddhistes en Inde. Les soirs de pleine lune et de lune nouvelle, les moines et les nonnes récitent le Vinaya, c'est-à-dire l'ensemble des règles qu'ils ont reçu le jour de leur ordination.

Ce jour-là, ils peuvent devant l'assemblée (la Sangha) parler de leurs erreurs et de leurs manquements aux préceptes; cela permet le retour à un esprit tranquille.C'est un moment d'introspection et de recueillement qui permet aux pratiquants de se retrouver et de regarder  avec attention et « metta » leurs erreurs et fautes du mois passé.

 

( Le texte ci-dessous est un extrait du Shushogi de Maître Dogen)

 

Reconnaître ses fautes

 

Les Bouddhas et les patriarches, grâce à leur immense bienveillance, ont laissé ouvertes les portes de la compassion, afin que tous les êtres humains ou célestes, puissent réaliser l’Éveil. Bien que le karma de nos actions négatives se produira nécessairement dans une des trois phases du temps, la reconnaissance de nos fautes peut en réduire les effets, apportant apaisement et pureté. C'est pourquoi nous devons reconnaître nos fautes devant le Bouddha en toute sincérité.

 

Ceci fait grandir en nous une foi pure, libérée du doute, et l'effort sincère. Quand cette foi pure apparaît, elle change les autres comme elle nous change nous-mêmes ; ses bienfaits s'étendent à tous les êtres, animées et inanimées. L'essence de la confession est la suivante : ''Bien que l'accumulation de notre mauvais karma dans le passé est si importante qu'elle forme un obstacle à la pratique de la Voie, nous demandons à tous les Bouddhas et les patriarches éveillés et pleins de compassion de nous libérer de ce karma, d'éliminer tous les obstacles à la pratique de la Voie, et de partager avec nous leur compassion, puisque c'est à travers elle que leurs mérites et leurs enseignements emplissent l'univers''.

 

''Dans le passé, Bouddhas et patriarches furent semblables à nous, dans le futur, nous deviendrons comme eux. Toutes nos actions fausses, produites par le corps, le langage et la conscience, découlent de l'avidité, de la colère et de l'ignorance – sans origine. De tout cela, je le reconnais complètement aujourd'hui.''

Grâce cette confession, nous recevrons l'aide invisible des Bouddhas et des patriarches. Gardant cela à l'esprit, nous agirons de façon juste. La force qui  découlera de cette confession tranchera la racine de nos fautes.

 

Le Refuge

 

Puis nous devrions vénérer profondément les Trois Trésors. Peu importe que notre vie et notre corps changent, ces Trésors sont toujours dignes de vénération et de respect. Le respect pour le Bouddha, le Dharma (son enseignement), et la Sangha (sa communauté) a été correctement transmis par les Bouddhas et les patriarches, en Inde comme en Chine.

 

Les gens infortunés, sans vertus, sont incapables d'entendre même les noms des Trois Trésors ; encore moins de prendre refuge en eux. Ne soyez pas comme ceux qui, sous l'effet de la peur, se réfugient en vain auprès des fausses divinités de la montagne, ou qui vénèrent les esprits profanes : il est impossible de se libérer de la souffrance par ce moyen.

 

Au contraire, prenez refuge le plus vite possible auprès des Trois Trésors, recherchant non seulement la libération de la souffrance, mais aussi l’Éveil complet.Prendre refuge auprès des Trois Trésors signifie d'abord avoir une foi pure.

 

Pendant la vie du Tathagata (Shakyamuni Bouddha), ou après, on doit réunir les mains en ''gassho'', et la tête inclinée, réciter : ''Nous prenons refuge dans le Bouddha parce qu'il est le plus grand des Maîtres. Nous prenons refuge dans le Dharma, parce qu'il est l'enseignement suprême. Nous prenons refuge dans la Sangha, parce qu'il y règne l'harmonie.''

 

Ce n'est qu'en prenant refuge que l'on peut devenir disciple de Bouddha et recevoir les autres préceptes. Les mérites de ce refuge apparaissent nécessairement lorsqu'il y a communion spirituelle entre le pratiquant et le Bouddha. Celui qui expérimente cette communion prend nécessairement refuge, quelle que soit sa forme, humaine ou céleste, être infernal, esprit affamé ou animal. Les mérites qui s'ensuivent s'accroissent à travers les différents stades d'existence, amenant à la fin à l'état le plus haut, l’Éveil suprême.

 

Sachez que le Baghavat lui-même a témoigné de ces mérites, d'une valeur sans égale, et d'une profondeur incommensurable C'est pourquoi toutes les créatures vivantes devraient rechercher ce Refuge.

M° Dogen Shobogenzo Shushogi

 

« Les préceptes sont pareils au soleil et à la lune;

Ce sont les perles d'un précieux collier :

ils permettent à des bodhisattvas nombreux comme des atomes

d'atteindre l'Éveil authentique et parfait.

Quand vous aurez reçu les préceptes et  quand vous les observerez

allez donc les transmettre à tous les êtres animés !

Ayez toujours foi dans les préceptes.

Tous les êtres qui ont une conscience

devraient suivre les préceptes des bouddhas. L'être ordinaire qui les reçoit

accède au niveau des bouddhas.

Il se trouve au niveau de leur grand Éveil;

il est vraiment un enfant des bouddhas.

 

Sutra du Filet de Brahma

 

Les Préceptes

 

Les Trois Purs Préceptes :l

Le premier, ne pas faire le mal ; le deuxième, faire le bien ; le troisième, aider toutes les créatures vivantes.

 

Les dix Prescriptions solennelles :

1 – ne pas tuer, 2 – ne rien prendre qui ne vous soit donné, 3 – ne pas avoir une conduite sexuelle qui ne respecte pas soi-même et les autres 4 – ne pas mentir, 5 – ne pas consommer de nourriture ou de boisson qui peuvent intoxiquer le corps ou l'esprit, 6 – ne pas parler des erreurs des autres, 7 – ne pas être fier des compliments ou des éloges d'autrui, 8 – ne pas être avide – ni de la loi, ni des biens matériels, 9 – ne pas donner prise à la colère, 10 – ne pas médire des Trois Trésors.Tous les Bouddhas ont reçu et observé les Trois Refuges, les Trois Purs Préceptes et les Dix Prescriptions solennelles.

En recevant ces préceptes, on réalise la Sagesse Suprême de la Bodhi, la pure, l'indestructible Illumination de tous les Bouddhas des trois périodes de temps.Y a-t-il une personne sage qui ne voudrait pas mettre toute son énergie pour atteindre ce but ?

Le Baghavat a clairement montré à  tous les êtres vivants qu'en recevant ces préceptes du Bouddha on peut entrer dans le Royaume des Bouddhas, devenir leurs enfants et accomplir le même Éveil sans pareil.

Tous les Bouddhas demeurent en ce royaume et perçoivent clairement toutes choses, sans laisser aucune trace. Quand les êtres ordinaires en font aussi leur demeure, ils ne peuvent plus distinguer entre le sujet et l'objet.

Alors, toutes choses, tout l'univers, la terre, les arbres, l'herbe, les murs, les tuiles et les cailloux sont reconnus comme une manifestation de l’Éveil, et ceux qui en reçoivent les effets n'en ont pas conscience. C'est cela le mérite de la non-action et de la non-opposition.

S'éveiller à l'esprit de la Sagesse.

Shobogenzo Shushogi M° Dogen

 

Dédier les mérites

C'est par metta, l'amour bienveillant que nous entrons en contact avec nous-même et les autres.

C'est metta qui va nous ''envelopper'' pendant cette méditation sur nos actions du mois passé.Nous contemplons nos actions à la lumière de prajna et de metta. 

Je  dédie les mérites de ce soir à tous les êtres

pour que nous atteignons l'Éveil suprême tous ensemble.

Que ceux qui ont entendu ces cinq prescriptions solennelles

réalisent l'Éveil parfait. »

Sutra du Filet de Brahma

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